Anthony Vrakotas « An instant used to be three minutes long »

Anthony Vrakotas
«An instant used to be three minutes long»

30 novembre 2013 au 25 janvier 2014

2013.11.12 12:20
* « 2013.11.12 12:20″, 2013, Impression pigment archive, 40 x 40.8 cm

La Galerie Nicolas Robert est heureuse de présenter « An instant used to be three minutes long »  d’Anthony Vrakotas. L’exposition se déroulera du 30 novembre 2013 au 25 janvier 2014. Le vernissage aura lieu le samedi 30 novembre 2013 à 15h, en présence de l’artiste. Anthony Vrakotas est finissant en beaux-arts à la maîtrise à l’Université Concordia. Il a précédemment présenté son travail à Warren G. Flowers Gallery en mars 2013 et en 2012 à Parisian Laundry avec Collision 8.

« Dans An instant used to be three minutes long, j’explore mon propre passé à travers le prisme de la photographie instantanée. En m’appropriant des technologies obsolètes et en les appliquant de manière anachronique à ma vie et ma mémoire, je remets en question la façon à laquelle nous percevons et interprétons nos propres expériences à travers l’évolution des technologies. De quelle manière l’esthétique de la reproduction défini nos souvenirs? Quel place tiennent les technologies d’aujourd’hui dans la reproduction de notre passé? Et de quelle manière ces histoires façonnent-elles notre culture?

Muni d’une vieille caméra, chargée d’une pellicule récupérée et expirée, je déambule dans les rues de ma jeunesse à la recherche de souvenirs. Lorsqu’un lieu significatif ou un souvenir se manifeste, je prends une photo. Il n’y a aucune reprise ni retouche dans le processus. Une fois les images prises, elles sont mises de côté et imprimées ultérieurement afin de séparer le contenu émotionnel de l’image de son potentiel conceptuel. Une fois la collection d’images réunies, séparées de leur source temporelle et de lieu, un nouveau récit se forme en jouant un rôle créatif dans la définition du passé.

Les sept images sélectionnées pour cette exposition nous donnent un aperçu de la difficulté inhérente de faire face à notre passé. Notre mémoire, fragile soit-elle, est à la merci d’artefacts dégradés des technologies auxquelles nous dépendons pour capturer et préserver ces moments. Ces champs peints rouge et or, rayés et souillés de produits chimiques, remontent de nouveau à une matérialité absente de la technologie numérique contemporaine mais pourtant régulièrement évoquée dans le vocabulaire esthétique actuel de la photographie instantanée. » – Anthony Vrakotas

* Veuillez noter que la galerie sera fermée du 22 décembre 2013 au 14 janvier 2014.

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