Martin Schop « If there is a lake, the swans will go there »

If there is a lake, the swans will go there
Martin Schop

17 janvier au 21 février 2015

Martin Schop-if there is a lake
Martin Schop, « Rabbit hole », 2014, impression numérique sur papier d’archive, 101×127 cm.

 

La galerie Nicolas Robert est heureuse d’inaugurer son nouvel espace avec l’exposition « If there is a lake, the swans will go there » de Martin Schop, du 17 janvier au 21 février 2015.

La série photographique « If there is a lake, the swans will go there » par Martin Schop a été réalisée dans les régions côtières du nord des Pays-Bas, d’où l’artiste est originaire.

De par la barrière naturelle qu’elles constituent, les dunes représentent historiquement un lieu de protection pour le pays. S’adaptant aux divers changements liés à l’homme et à l’environnement, c’est un paysage en constante évolution mais dont l’essence même de son caractère particulier demeure inchangé. Ces lieux exceptionnels, maintenant des espaces protégés, sont devenus un sanctuaire où l’homme est interdit d’entrée. Les dunes, symboles de force et de protection sont paradoxalement d’une extrême fragilité. Bien qu’immuable malgré leurs multiples mutations, le passage du temps les affecte par les changements des plus subtils, dans l’ombre et la lumière, jusqu’aux blessures plus sévères laissées par les guerres ou l’érosion naturelle.

Dans son travail, Martin Schop s’intéresse à l’idée de la contemplation faite à partir de l’observation du paysage. S’inspirant des peintres hollandais comme Jacob van Ruijsdael et ses contemporains, Schop puise de sa forte affiliation avec la nature pour représenter le paysage. Cette série photographique, créée à partir d’un sténopé grand format, donne au rapport au temps un rôle déterminant puisque les images peuvent prendre plusieurs heures à s’enregistrer sur le négatif. Ainsi, ce lent processus permet à l’artiste de contempler la scène, rapprochant ainsi l’action de photographier à celle de méditer. Pour l’artiste, revisiter des lieux familiers va au-delà de l’exploration de son histoire personnelle; c’est avant tout un regard posé sur toute la mémoire d’un lieu et de celle d’un pays.

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